Réflexions

Fofent, FDG Digital : où finit l'un, où commence l'autre ?

L’un facture, l’autre raconte. Sur le papier c’est simple. Dans les faits, la frontière est parfois fine, parfois franchement compliquée.

Fofent graphiste en Belgique

La frontière entre Fofent et FDG Digital est parfois fine. Parfois, elle est franchement compliquée. Je dirais même qu’elle peut semer une vraie confusion dans mon audience.

Tant pis, on avance quand même.

FDG Digital, l’identité commerciale

FDG Digital, c’est le nom enregistré à la Banque-Carrefour des Entreprises, ce registre central belge qui centralise les données d’identification de toutes les entreprises et indépendants du pays, géré par le SPF Économie. C’est un peu le carnet d’état civil administratif de toute activité professionnelle en Belgique : sans y figurer, impossible de facturer légalement.

C’est donc sous ce nom que je facture. C’est FDG Digital qui vend des produits, des services, des prestations. C’est l’image la plus professionnelle des deux, celle qu’on montre en premier à un client ou un partenaire.

Cela dit, « professionnelle » ne veut pas dire austère. FDG Digital garde un ton assez cartoonesque, avec une petite marge laissée à l’absurde, assumée comme telle. Le sérieux du cadre administratif n’empêche pas un peu de fantaisie dans la manière de se présenter.

Fofent, l’individu derrière

Fofent, c’est autre chose : c’est l’individu derrière FDG Digital.

C’est le surnom qui m’a été offert dans l’enfance, bien avant qu’une quelconque activité professionnelle existe. C’est ici que je veux pouvoir montrer des choses qui ne sont ni financières, ni commerciales : des tests d’outils, des réflexions, des couleurs, des projets bénévoles, des trucs qui n’ont parfois aucune vocation à rapporter quoi que ce soit.

Le personal branding impose une forme de vigilance permanente du côté de FDG Digital : on réfléchit à l’image renvoyée, au positionnement, à la cohérence. Fofent, lui, est censé offrir un peu plus de liberté d’expression. D’où l’idée de diviser les deux, plutôt que de tout mélanger dans un seul espace qui aurait fini par ne plus très bien savoir ce qu’il raconte.

Deux identités qui se croisent quand même

Rien n’empêche pour autant les deux mondes de se toucher.

FDG Digital peut très bien vendre une prestation qui porte la patte de Fofent. Fofent peut, de son côté, présenter une réalisation qui a été facturée officiellement via FDG Digital. Ce n’est pas une cloison étanche entre deux compartiments, plutôt une membrane assez perméable : chacun garde sa fonction principale, sans totalement s’interdire de déborder chez l’autre.

Deux rythmes, pas seulement deux noms

La différence ne se joue d’ailleurs pas uniquement dans le nom en bas de facture. Elle se joue aussi dans le rythme.

FDG Digital répond à des délais, des échéances, des attentes fixées avec quelqu’un d’autre. C’est le rythme du client, de la mission, du planning qu’on ne choisit pas toujours seul. Fofent, lui, n’a de comptes à rendre à personne d’autre qu’à lui-même. Il peut publier plusieurs articles à la suite, puis disparaître pendant des semaines sans que ça pose le moindre problème à qui que ce soit. Pas de calendrier éditorial imposé, pas de client à rassurer, juste l’envie du moment.

C’est peut-être ça, au fond, la vraie différence entre les deux : l’un avance parce qu’il le faut, l’autre avance parce qu’il en a envie.

Pourquoi séparer, alors ?

Peut-être que cet espace Fofent ne recevra jamais aucune visite. Peut-être qu’il restera, au fond, surtout pour moi : un endroit pour ranger des idées, sans se soucier de savoir si quelqu’un les lira un jour.

Et peut-être qu’à l’inverse, certaines personnes s’intéresseront davantage à l’individu qu’elles découvrent à travers Fofent qu’à l’entreprise elle-même. Il n’est pas impossible que cette curiosité-là finisse, tôt ou tard, par mener vers une collaboration avec FDG Digital, alors qu’au départ, ces mêmes personnes ne s’en seraient peut-être jamais approchées directement.

Diviser une identité en deux, ce n’est donc pas seulement une question de prudence administrative. C’est aussi, quelque part, une manière détournée de laisser plusieurs portes d’entrée ouvertes en même temps.

Et le pire dans tout ça, c’est qu’une troisième identité existe.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Sources


Transparence : cet article a été corédigé avec l’aide d’Euria, l’intelligence artificielle d’Infomaniak.